PREVENTION SANTE AU TRAVAIL : les troubles musculo-squelettiques

Douleurs dans les articulations, gênes dans les mouvements, les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentaient en 2017 plus de 87% des maladies professionnelles reconnues et indemnisées* en France.

 

Résultante de multiples causes qui peuvent être provoquées ou aggravées par les conditions de travail, les troubles musculo-squelettiques peuvent entraîner une incapacité de travail à terme. Pour éviter d’en arriver à des situations extrêmes avec leurs salariés, les entreprises doivent prendre le devant par des actions de prévention des risques professionnels. Quelles sont les pathologies les plus fréquentes, comment identifier les facteurs de risque et surtout comment les prévenir ? M comme Mutuelle vous aide à mieux comprendre le « nouveau mal du siècle ».

* Source Santepubliquefrance .

 

 

Les troubles musculo-squelettiques, c’est quoi ?

 

Douleurs localisées ou gêne fonctionnelle, les troubles musculo-squelettiques, les TMS font partie des maladies professionnelles les plus courantes. M comme Mutuelle vous explique cette pathologie.

Douleurs ou gêne au niveau des articulations des membres supérieurs : poignet, coude, épaule, de la colonne vertébrale : rachis ou des membres inférieurs : genou ? Ce sont sans doute des troubles musculo-squelettiques, ou TMS, pathologies qui affectent les muscles, les tendons, les nerfs comme les articulations. Ces TMS peuvent avoir des causes multiples mais le contexte professionnel joue souvent un rôle dans leur apparition ou leur aggravation. C’est pourquoi ils sont reconnus comme des maladies professionnelles pouvant entraîner un arrêt maladie, un arrêt de travail de longue durée voire une incapacité de travail.

Les TMS les plus fréquents

Les TMS apparaissent souvent progressivement et touchent essentiellement les membres supérieurs et le dos. On y trouve :

  • Les douleurs au niveau du dos: lombalgies
  • Les douleurs au niveau du cou: cervicalgies
  • Les douleurs du poignet: syndrome du canal carpien
  • Les douleurs de l’épaule: syndrome de la coiffe des rotateurs, tendinite du sus épineux
  • Les douleurs au niveau du coude: épicondylite, épitrochléite.

 

 

Quels sont les facteurs qui favorisent les TMS ?

 

Les TMS sont rarement liés à une seule cause mais résultent plutôt d’un ensemble de facteurs de risque extra et/ou intra-professionnels.

Même s’ils peuvent être d’origine individuelle (fragilité physique ou psychologique personnelle, activités extra-professionnelles), les facteurs professionnels de risque de trouble musculo-squelettiques sont clairement avérés classant ainsi un bon nombre de ces TMS au tableau des maladies professionnelles. Un trouble musculo-squelettique est par ailleurs rarement le fait d’un seul facteur déclenchant mais plutôt la combinaison de multiples facteurs de risque.

Dans l’entreprise, on peut regrouper ces facteurs en trois grandes familles :

  • Les facteurs biomécaniques: la posture au poste de travail, les mouvements en force ou à forte contrainte articulaire, la répétition de tâches, la durée de l’activité… Plus ces facteurs sont combinés les uns avec les autres, et plus le risque de déclencher un TMS est élevé.
  • Les facteurs organisationnels: les conditions (éclairage, horaires…) et l’environnement de travail (cadre, température, ambiance…) jouent un rôle important dans le déclenchement ou l’aggravation des TMS.
  • Les facteurs psychosociaux: tension, stress, pression, insécurité de l’emploi, autant d’éléments pouvant contribuer à l’apparition de troubles musculo-squelettiques.

Selon le poste occupé, le salarié peut être soumis à un ou plusieurs facteurs et c’est la combinaison de ces éléments identifiés qui mène inéluctablement à l’apparition, au maintien ou à l’aggravation de TMS, conséquences directes donc des conditions de travail.

 

La prévention des troubles musculo-squelettiques en entreprise

 

La prévention des TMS au travail nécessite une implication de l’ensemble de l’entreprise et une démarche à long terme.

Obligation de l’employeur envers ses salariés, la prévention des risques professionnels couvre tous les risques sécurité et santé auxquels le salarié peut être exposés dans son activité professionnelle. Et donc bien sûr les troubles musculo-squelettiques.

 

La prise en charge des TMS

Dans ce cadre, l’employeur doit donc pouvoir identifier les facteurs contraignants pouvant mener à des troubles musculo-squelettiques, faire un état des lieux des TMS les plus répandus dans sa structure et mettre en place des actions de prévention des TMS.

Une action de prévention globale se fera alors en 3 temps :

  1. L’établissement d’un diagnostic, afin d’évaluer la véracité de la cause professionnelle sur des pathologies détectées et d’identifier les facteurs favorisants.
  2. La mise en place d’actions, afin d’améliorer les conditions de travail du salarié et de minimiser au maximum les causes pouvant engendrer des troubles musculo-squelettiques
  3. L’évaluation des mesures prises et l’adaptation des actions pour une amélioration constante.

 

Comment améliorer le quotidien des salariés et réduire le risque de TMS ?

Plusieurs actions peuvent être envisagées par l’employeur afin de limiter les facteurs pouvant engendrer des troubles musculo-squelettiques :

  • Aménager les postes de travail, afin de limiter les postures non appropriées, de faciliter les tâches ou de mieux les répartir
  • Adapter les outils et équipements de manutention par exemple, pour réduire les efforts demandés aux salariés et ainsi les soulager
  • Impliquer les salariés, pour permettre les échanges d’idées et de bons procédés.

Cette liste est loin d’être exhaustive, mais balaye les actions que les entreprises ont à mettre en place dans la majorité des cas.

 

Les conséquences du développement de TMS en entreprise

Alors qu’ils concernent bien sûr et avant tout la personne physique qu’est le salarié, en affectant sa santé et parfois son moral, les troubles musculo-squelettiques avérés en entreprise peuvent également en perturber le bon fonctionnement.

Le développement de TMS peut engendrer :

  • Une baisse de productivité due à la pénibilité du travail quotidien ou une baisse de la motivation
  • Une augmentation de l’absentéisme, conséquence directe d’arrêt de travail dû à un TMS et de manière plus large une perte d’expertise liée à la rotation de remplaçants
  • Une augmentation des accidents sur le lieu de travail
  • Et à plus long terme une atteinte à l’image de marque de l’entreprise

Au-delà de l’obligation légale imposée par le Code du Travail, il est donc primordial pour un employeur de veiller à la bonne santé et à la sécurité de ses salariés par une démarche de prévention des risques TMS.

 

Des aides financières pour la prévention TMS en entreprise

 

Face à la nécessité pour les entreprises de s’inscrire dans une démarche de prévention des risques TMS, l’Assurance Maladie a réagi par la mise en place d’aides.

Enjeu majeur pour toutes les entreprises, la démarche de prévention des TMS peut s’avérer difficile pour une PME. Pour aider les petites entreprises à déployer les ressources humaines et financières nécessaires pour remplir cet objectif, l’Assurance Maladie a instauré des aides financières.

 

Les conséquences du développement de TMS en entreprise

Alors qu’ils concernent bien sûr et avant tout la personne physique qu’est le salarié, en affectant sa santé physique et parfois son moral, les troubles musculo-squelettiques avérés en entreprise peuvent également en perturber le bon fonctionnement.

Le développement de TMS peut engendrer :

  • Une baisse de productivité due à la pénibilité du travail quotidien ou une baisse de la motivation.
  • Une augmentation de l’absentéisme, conséquence directe d’arrêt de travail dû à un TMS et de manière plus large une perte d’expertise liée à la rotation de remplaçants.
  • Une augmentation des accidents sur le lieu de travail.
  • Et à plus long terme une atteinte à l’image de marque de l’entreprise.

Au-delà de l’obligation légale imposée par le Code du Travail, il est donc primordial pour un employeur de veiller à la bonne santé et à la sécurité de ses salariés par une démarche de prévention des risques TMS. Cela a un coût, parfois difficile à supporter pour les petites et moyennes entreprises.

 

TMS Pros Diagnostic et TMS Pros Actions pour les PME

Consciente des difficultés des PME à faire face aux dépenses de prévention des TMS, l’Assurance Maladie a instauré 2 aides financières, plafonnées à 25 000 €, pour soutenir les démarches de prévention des TMS des entreprises de moins de 50 salariés.

 

Les aides de l’assurance maladie visent le financement de diagnostic, de plan d’actions et de matériel :

  • L’aide « TMS Pros Diagnostic », pour financer un diagnostic et un plan d’actions de prévention et/ou de formation réalisés par une ergonome. Cette aide peut couvrir 70 % des dépenses hors taxes engagées par l’employeur.
  • L’aide « TMS Pros Action », pour permettre l’achat de matériel et/ou d’équipements destinés à réduire les contraintes physiques, les efforts répétitifs, les postures contraignantes, ou pour former les salariés exposés à ces risques. L’aide de l’assurance maladie peut représenter jusqu’à 50 % du prix hors taxes des investissements réalisés par l’entreprise, avec un minimum fixé à 2 000€.

 

Les contrats de Prévention pour les entreprises de moins de 200 salariés

A condition d’avoir signé une convention nationale d’objectifs avec l’Assurance Maladie-Risques professionnels, les entreprises de moins de 200 salariés peuvent établir un contrat de prévention avec leur caisse régionale. Ce contrat signé pour 4 ans définit les objectifs de l’entreprise en matière de prévention des risques TMS ainsi que les aides financières apportées.

 

Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site dédié de l’Assurance Maladie TMS Pros.
Ou sur le site CARSAT Nord Picardie

 

 

 

Notre service prévention M comme Mutuelle peut vous aider dans vos actions de prévention des risques TMS. Contactez-nous !

 

Pour en savoir plus

sur les Troubles musculo-squelettiques : Infographie TMS

sur la prévention sécurité et santé au travail : La prévention côté employeur