On considère que le seuil de tolérance au bruit, pour une durée de 8 heures par jour, est de 80 décibels. Au-delà, la santé auditive est en danger.
Il existe plusieurs sources de bruit au travail, certaines plus fréquentes ou plus fortes que d’autres.
Les bruits liés à notre « ambiance » de travail sont parfois difficilement supportables toute une journée. Sans être trop forts, ils sont souvent répétitifs, ce qui à force fatigue l’organisme. C’est le cas par exemple du travail en open-space : toute la journée, on entend les discussions des collègues, les sonneries de téléphone, le bruit des ordinateurs, etc… Cette nuisance ambiante se retrouve également lors de travail en usine, avec souvent un bourdonnement en bruit de fond dû majoritairement aux machines.
Il existe des métiers à risque où le bruit est monnaie courante. Ces métiers nécessitent une protection au niveau des oreilles : cela concerne essentiellement le bâtiment ou les travaux publics, le secteur de l’industrie… Mais on retrouve aussi ces nuisances sonores dans des métiers auxquels on pense moins et qui sont malgré tout soumis à des bruits au-delà de 80 décibels : ce qui est le cas par exemple pour des personnes travaillant en discothèque, dans les bars, mais aussi pour les musiciens ou les dentistes.
Les employés sont alors victimes de ce qu’on appelle des sources directes de bruit : utilisation de machines ou d’outils bruyants ou encore le bruit de certains véhicules, etc…
Il est donc important de protéger les travailleurs du bruit pour éviter une surdité précoce.
Le bruit fait partie de notre vie et d’ailleurs, vivre sans aucun bruit est difficilement supportable. Cependant, certaines situations sonores, notamment sur le lieu de travail peuvent s’avérer néfastes pour la santé. Et cela concerne beaucoup de secteurs professionnels et non plus seulement les secteurs industriels, souvent associés aux métiers bruyants.
Le bruit au travail peut alors être la cause :
Le bruit au travail fait partie des risques professionnels au même titre que tout autre risque, dont les principes généraux sont dictés par le Code du Travail, notamment l’article L4121-2.
Selon l’INRS, (Institut National de Recherche et de Sécurité), il existe 3 seuils d’exposition, en fonction du niveau d’exposition aux bruits (exposition moyenne quotidienne ou exposition instantanée aux bruits très courts) :
L’employeur doit veiller à la santé et à la sécurité de ses salariés. Cet engagement passe par de la prévention, notamment en ce qui concerne les nuisances sonores au travail, qui font partie des risques professionnels au travail.
L’employeur doit donc mettre en place des actions de préventions telles que :
Tout cela doit être consigné dans le DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels), document obligatoire dans toute entreprise. Suite à l’établissement de ces mesures de prévention, l’employeur peut ensuite mettre en place un plan d’action en définissant les mesures de protection appropriées en fonction des risques identifiés.
Comme vu ci-avant, il existe différentes sources de bruit. Il est donc important de les identifier pour adopter la meilleure solution.
Les nuisances sonores peuvent être :
Quelle que soit sa source, le bruit ne suit pas nécessairement un itinéraire précis lorsqu’il se propage. Il peut rencontrer des obstacles et être atténué ou au contraire être amplifié.
L’une des premières étapes pour savoir si le bruit est un potentiel problème, consiste à repérer quelques indicateurs de niveau sonore dangereux :
Sur le lieu de travail, il est ensuite possible de mesurer le bruit grâce à différents instruments afin de voir quels sont les postes de travail où le bruit est excessif et par conséquent les salariés exposés à des niveaux sonores susceptibles d’être dangereux pour leur santé et leur sécurité. Des mesures de lutte contre le bruit peuvent alors être mises en place.
Les principaux appareils de mesure de bruit au travail sont :
La prévention, l’information et des mesures de protection individuelles ou collectives des salariés sont la bonne solution pour garantir aux travailleurs une bonne santé, mais contribue également à une bonne productivité, sans perte de vigilance ou de concentration. Ce qui engendre, par conséquent, moins de risques d’accidents professionnels.