La sédentarité est associée à l’immobilité corporelle. Elle augmente les risques de développer des troubles voire des maladies.
Transports, déplacements limités, loisirs devant les écrans (séries télévisées, jeux vidéo, smartphones, etc.) sont autant d’activités qui favorisent le comportement sédentaire. Par ailleurs, la sédentarité au travail concerne de plus en plus de salariés, notamment ceux qui travaillent sur écran. On parle de sédentarité lorsqu’une personne :
Il existe plusieurs niveaux de sédentarité :
La sédentarité diffère de l’inactivité physique. C’est le fait de ne pas faire suffisamment d’activité physique, c’est-à-dire de ne pas réaliser assez de mouvements corporels entraînant une dépense de calories suffisante. En moyenne, il est recommandé, pour un adulte, d’avoir :
ou
La sédentarité au travail n’est pas sans danger pour la santé. Elle est de plus en plus considérée comme un risque professionnel. Travailler sur écran comporte trois risques principaux pour la santé.
Le premier risque d’une sédentarité devant un écran d’ordinateur est la fatigue visuelle. La vision de près est trop sollicitée. Les yeux font des efforts importants et de façon répétée pour s’accommoder à l’écran.
La responsable de cette fatigue oculaire est l’émission de la lumière bleue émise par les écrans. La rétine de l’œil est alors agressée et une exposition prolongée au quotidien peut accélérer le vieillissement oculaire. Des maladies des yeux peuvent faire leur apparition plus rapidement, comme la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge). Quant à la fatigue oculaire, elle apporte de l’inconfort (picotements, sécheresse, photophobie, etc.) parfois associé à des céphalées, à des irritations ou des rougeurs.
D’autre part, le travail sur écran entraînant une sédentarité importante peut provoquer des troubles musculo-squelettiques appelées TMS. Ces altérations sont directement causées par la prolongation d’une mauvaise posture statique, par le stress et par la réalisation de tâches répétitives et monotones. Les TMS regroupent un ensemble de pathologies localisées au niveau du dos, mais aussi des poignets, de la nuque et des épaules. Il peut s’agir de tendinites, de lombalgies ou encore de maladies articulaires.
La sédentarité :
La sédentarité au travail peut avoir d’autres effets délétères sur la santé, parfois plus graves. Un rapport émanant de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et élaboré par le chercheur scientifique Kevin Desbrosses a d’ailleurs révélé le lien entre sédentarité et problèmes sanitaires.
Le diagnostic ergonomique est réalisé par un professionnel. C’est une prestation qui est par ailleurs proposée par M comme Mutuelle.
Avant d’aménager les conditions de travail, il convient de réaliser une étude ergonomique. Le but de ce diagnostic amont est d’identifier les facteurs susceptibles de favoriser l’apparition de troubles de santé. Le premier outil, simple à mettre en place pour faire un diagnostic ergonomique, est le questionnaire. Il s’agit de recueillir des données précises sur les conditions de travail, l’organisation, l’environnement ainsi que les facteurs psycho-sociaux du salarié.
Chez M comme Mutuelle, une personne compétente est spécialement désignée afin de réaliser un diagnostic ergonomique au sein d’une entreprise cliente, c’est l’ergonome. Grâce à son expertise, il analyse la situation et propose des axes d’amélioration en termes d’aménagement de l’espace de travail, d’équipement ou d’organisation. Il diagnostique également les potentielles causes liées à des difficultés de recrutement ou d’absentéisme.
Des solutions concrètes existent, à mettre en place par les employeurs et les salariés.
L’objectif, pour lutter contre la sédentarité au travail, est d’inciter chacun à se mouvoir suffisamment au cours de la journée.
Il est possible, par exemple, d’installer une imprimante collective à distance afin de favoriser les déplacements.
Pour encourager les salariés à être plus mobiles, des affiches informatives peuvent être visibles dans les locaux. Elles permettent de donner des conseils, comme aller voir un collègue plutôt que de lui téléphoner ou de lui envoyer un e-mail, de prévenir le salarié des risques encourus pour sa santé ou encore de lui montrer quelques exercices à réaliser.
Il convient d’adapter le poste de travail du salarié en lui proposant un équipement permettant d’alterner les différentes positions. Il peut s’agir d’un bureau réglable en hauteur. Certaines entreprises munissent également les bureaux d’un tapis-roulant afin d’inciter les salariés à la marche tout en travaillant devant l’écran.
Il existe de nombreuses façons de réaliser plus de mouvements au travail. Par exemple, il est possible de se garer plus loin, de changer de mode de transport (opter pour le vélo ou se rendre à pied à un arrêt de bus) ou encore de prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur. Le salarié peut se lever lors d’une conversation téléphonique, faire quelques pas toutes les 30 minutes ou sortir à l’heure du déjeuner. Dans certaines entreprises, certaines réunions se font même lors d’une balade collective en extérieur !
Au bureau, il est préférable de réaliser quelques exercices afin de lutter contre la sédentarité. Voici quelques exemples d’étirements à faire devant un écran :
La position du collaborateur à son bureau est également très importante : le dos doit être bien droit, légèrement en arrière et les cuisses à l’horizontale. Les pieds doivent être posés à plat sur le sol ou sur un marche-pied pour les personnes petites. Les bras et les avant-bras doivent être en angle droit, avec les mains dans leur prolongement.
Plusieurs applications voient le jour afin de lutter contre la sédentarité. C’est le cas de WeWard par exemple, qui récompense ses utilisateurs lorsqu’ils font assez de pas au quotidien. Il existe également Samsung Health et bien d’autres applis santé qui aident à lutter contre la sédentarité en comptant le nombre de pas quotidiens effectués par l’usager.