Remboursement d’une audioprothèse : montants, mutuelle et reste à charge

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La perte d’audition peut isoler, mais le coût d’un appareil auditif freine souvent les démarches. Il est temps de lever toute ambiguïté sur le remboursement d’une audioprothèse, sans zones d’ombre ni complexité inutile. Ce guide clair et transparent vous présente les montants réellement pris en charge, les mécanismes du dispositif 100 % Santé, ainsi que des conseils pratiques pour réduire au maximum votre reste à charge.
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Les bases du remboursement d’un appareil auditif expliquées simplement

Le parcours de soins obligatoire avant tout achat

Pour bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance Maladie, vous devez respecter un parcours médical précis :

  • Vous devez d’abord consulter un médecin ORL ou un généraliste formé afin d’obtenir une prescription médicale,
  • L’audioprothésiste établira ensuite un devis normalisé que vous devrez signer pour confirmer votre accord,
  • Enfin, un essai gratuit de 30 jours est obligatoire avant toute facturation définitive de l’appareil auditif.

Un lexique utile pour comprendre votre devis

Le vocabulaire technique peut rendre la lecture d’un devis difficile. Voici les notions essentielles :

La Base de Remboursement de la Sécurité Sociale (BRSS) définit le tarif de référence fixé par la Sécurité sociale, servant de base au calcul de son remboursement.

Le ticket modérateur correspond à la différence entre ce tarif de base (la BRSS) et le montant réellement remboursée par la Sécurité sociale. Ce reste à charge peut être pris en charge, en tout ou partie, par la complémentaire santé.

La différence entre un appareil auditif de classe 1 et de classe 2

Pour votre équipement auditif vous avez le choix entre la classe 1 et la classe 2. Ces deux catégories déterminent directement le reste à charge :

  • Classe 1 : issue de la réforme 100 % Santé, elle regroupe des appareils performants dont le prix est plafonné à 950 €. Grâce à ce dispositif, vous pouvez obtenir un équipement complet sans aucun reste à charge.
  • Classe 2 : cette catégorie propose des appareils à prix libre, intégrant souvent des technologies avancées (Bluetooth, réglages plus fins, connectivité étendue). Le reste à charge dépend alors de votre contrat de complémentaire santé.

Pour choisir la technologie adaptée à vos envies sans sacrifier votre budget, prenez le temps de demander votre devis personnalisé M comme Mutuelle afin d’estimer vos remboursements.

Montants et plafonds : combien serez-vous remboursé au juste ?

La prise en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 60 %

Pour les adultes de plus de 20 ans, l’Assurance Maladie rembourse chaque appareil auditif sur la base d’un tarif fixé à 400 €. Avec un taux de prise en charge de 60 %, cela représente un remboursement de 240 € par oreille appareillée.

Certaines situations ouvrent droit à une base de remboursement majorée. Les personnes atteintes de cécité bénéficient d’un tarif de référence porté à 1 400 €, afin de compenser leur dépendance accrue à l’audition pour assurer leur sécurité au quotidien.

Cette mesure renforcée s’applique également à tous les mineurs, pour accompagner leur développement et leur scolarité dans les meilleures conditions.

Le rôle de la mutuelle et le plafond légal de 1 700 euros

Votre complémentaire santé complète la part non couverte par la Sécurité sociale dans la limite du niveau de garantie prévu au contrat. Dans le cadre d’un contrat responsable, la loi fixe un plafond de remboursement global (Sécurité sociale + mutuelle) à 1 700 € par oreille.

Exemple : Si votre appareil coûte 2 200 €, et que le plafond maximal est de 1 700 €, votre reste à charge sera de 500 €.

Le cas spécifique des accessoires et des piles auditives

L’entretien d’un appareil auditif génère des dépenses régulières qu’il est important d’anticiper. La Sécurité sociale rembourse entre 3 et 10 paquets de piles par an et par appareil, selon le modèle utilisé. Les embouts et autres accessoires peuvent également, sous conditions, être pris en charge, lorsqu’ils figurent clairement sur la facture établie par le professionnel.

Cas pratiques chiffrés : quel est votre reste à charge réel ?

L’appareillage bilatéral de Marie en classe 1

Marie, âgée de 68 ans, opte pour deux prothèses auditives de classe 1 facturées 1 900 euros au total. La Sécurité sociale lui reverse 480 euros pour l’ensemble de cet équipement médical indispensable.

Sa mutuelle de santé couvre l’intégralité de la somme restante, ce qui lui permet de bénéficier d’un équipement de qualité sans débourser le moindre centime.

L’équipement de Paul en classe 2 avec différents contrats

Paul achète deux aides auditives de classe 2 pour un montant global de 3 600 euros. Si son assurance propose un forfait de 800 euros par oreille, il devra assumer une dépense restante de 1 520 euros.

S’il souhaite réduire ce coût, Paul peut comparer nos formules santé pour trouver un contrat qui propose une couverture bien plus protectrice.

Le remboursement majoré pour les enfants comme Sophie

Sophie, 8 ans, s’équipe de deux prothèses auditives facturées 1 600 € l’unité. Pour les mineurs, la Sécurité sociale rembourse 60 % d’une base majorée fixée à 1 400 €, soit une prise en charge de 840 € par oreille. Il reste donc 760 € par appareil à régler à l’audioprothésiste.

Une bonne mutuelle familiale comme M comme Mutuelle prendra intégralement le relais sur cette différence, garantissant un reste à charge de 0 € pour ses parents.

Cumuler les aides et gérer les démarches après l’achat

L’ordre idéal pour mobiliser les aides financières complémentaires

Si vos revenus sont modestes, plusieurs dispositifs peuvent vous aider à financer votre appareil auditif. L’ordre recommandé pour optimiser votre prise en charge est le suivant :

  • Activer d’abord les remboursements de la Sécurité sociale, puis ceux de votre mutuelle.
  • Une fois ces aides mobilisées, vous pouvez solliciter des organismes publics complémentaires.

–  La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) peut accorder des aides financières supplémentaires.

– L’AGEFIPH, pour les salariés en situation de handicap, propose également des subventions cumulables particulièrement avantageuses.

Le fonctionnement du tiers payant et le suivi de votre dossier

Le tiers payant vous évite d’avancer les frais pris en charge dans le cadre du 100 % Santé. En revanche, si vous optez pour un appareil de classe 2, il est possible que vous deviez avancer la part remboursée par votre mutuelle, selon les accords conclus avec l’audioprothésiste.

Chez M comme Mutuelle, nous nous engageons à effectuer des remboursements rapides pour vous éviter le moindre décalage de trésorerie. Pour vous équiper en toute tranquillité, n’hésitez pas à faire votre simulation en quelques clics afin de préparer votre budget sans aucune mauvaise surprise.

Les conditions strictes pour obtenir un renouvellement anticipé

Le renouvellement de la prise en charge d’une aide auditive ne peut intervenir qu’après une période de 4 ans. Ce délai s’entend pour chaque oreille séparément.

Une procédure dérogatoire permettant le renouvellement anticipé de la prise en charge est prévue par le Code de la Sécurité sociale :

  • l’aide auditive est hors d’usage et n’est pas réparable,
  • l’aide auditive ne peut plus répondre au besoin de correction auditive,
  • la garantie de l’aide auditive ne peut pas être mise en œuvre.

Si ces conditions sont remplies et si l’assuré détient une prescription médicale justifiant le besoin de renouvellement, l’entreprise en audioprothèse adresse une demande par simple courrier à la caisse d’affiliation de l’assuré, à charge pour celle-ci de la soumettre à l’avis du service médical. Si le médecin-conseil valide la demande, un renouvellement avant les 4 ans est possible.

Questions fréquemment posées à nos conseillers en agence

Est-ce normal qu’un devis atteigne la somme de 1 900 euros ?

Le marché des appareils auditifs de classe 2 présente des tarifs généralement compris entre 1 200 € et 2 500 € par oreille. Un devis à 1 900 € correspond donc à un équipement haut de gamme, souvent doté de fonctionnalités avancées telles que des batteries rechargeables ou une connectivité sans fil.

Vous restez entièrement libre de refuser cette proposition et de demander une alternative plus économique, parfaitement adaptée à vos besoins.

Puis-je rendre l’équipement après la période d’essai ?

Oui. La loi prévoit une période d’essai obligatoire de 30 jours avant tout achat définitif. Si l’appareil ne vous apporte pas le confort attendu, vous pouvez le rendre sans justification. L’audioprothésiste ne peut facturer aucun frais pour cette restitution, ce qui vous protège contre tout engagement prématuré.

Pourquoi est-il essentiel de s’appareiller dès les premiers signes de baisse d’audition ?

De nombreuses études scientifiques montrent qu’une perte auditive non corrigée augmente le risque d’isolement social et accélère le déclin cognitif.

S’équiper dès les premiers signes de gêne permet à votre cerveau de s’adapter progressivement aux nouvelles fréquences sonores, améliorant ainsi l’efficacité de l’appareillage.

Si vous souhaitez vérifier vos garanties avant de consulter un médecin, vous pouvez échanger avec nos conseillers experts pour préparer votre projet médical en toute sérénité.