Comment le son est-il perçu par l’oreille et retransmis au cerveau ? Décortiquons l’audition et ce qu’est la différence entre un bruit et un son.
Tout d’abord, l’oreille se décompose en trois parties :
L’audition résulte du couple oreille-cerveau. Pour obtenir une audition dite naturelle, chaque partie de l’oreille doit fonctionner correctement.
Les cellules sensorielles (cellules ciliées) sont extrêmement importantes pour notre santé et l’équilibre de vie. C’est grâce à elles que le son est décodé par notre cerveau. L’envoi de ces stimuli électriques se fait via le nerf auditif. C’est à ce niveau que les bruits sont traités, interprétés et mémorisés. Moins les stimulus sont clairs, moins notre cerveau interprète les sons.
Ce n’est pas la nature du son qui engendre un risque auditif, mais son intensité et sa durée. Le bruit se mesure en décibels, au-delà d’un certain niveau, il devient une nuisance sonore. Un bruit supérieur à 80 dB est qualifié de dangereux pour le tympan. À partir de 130 dB, on parle de nuisances sonores aiguës avec un seuil de douleur atteint et une dégradation des cellules.
La presbyacousie est un phénomène naturel lié au vieillissement. Selon les personnes, cette pathologie s’installe plus ou moins rapidement et plus ou moins intensément. Ce trouble auditif, très fréquent chez les plus de 50 ans, est lié au vieillissement de l’oreille interne. Sans être complètement sourdes, les personnes perçoivent des sons distordus et entendent moins bien les aigus.
Douleurs, stress, maux de tête, irritabilité. Une exposition intense, voire prolongée à une source sonore, engendre des risques pour l’audition et dégrade notre état de santé.
L’excès de bruit a des effets sur les organes de l’audition, mais peut aussi perturber l’organisme en général. Une fatigue générale peut être ressentie et engendrer stress et nervosité ainsi que des troubles du comportement (sommeil, concentration, difficultés de mémorisation…). La vigilance est de mise puisque la perception des dangers diminue, notamment sur le lieu de travail. La fatigue auditive, quant à elle, est une baisse de l’acuité provoquant bourdonnements, sifflements ou encore une sensation d’oreilles cotonneuses.
En cas de douleurs (durant plus de 24h) ou d’une perception des sons amoindrie, il est possible d’effectuer des tests d’audition dans un centre spécialisé ou bien de consulter directement son médecin généraliste. Ce dernier vous orientera vers un spécialiste : l’ORL (Oto-Rhino-Laryngologiste) voire un otologiste, spécialisé dans l’audition.
Le capital auditif ne se régénère pas, prenons-en soin ! Plusieurs mesures de protection peuvent être adoptées afin de le sauvegarder, notamment chez les enfants et pour le développement du fœtus.
Le bruit peut provenir de l’extérieur, mais existe aussi à la maison. Plusieurs gestes peuvent préserver nos oreilles au quotidien.
67% des actifs se disent dérangés par le bruit sur leur lieu de travail et 50% s’en sentent agressés. La Journée Nationale de l’Audition et la semaine santé auditive au travail permettent de sensibiliser les entreprises sur le sujet.
Le bruit perturbe la communication et entraîne des difficultés de concentration. Il favorise également le risque d’accident du travail car il exerce un effet de masque sur les signaux d’alerte ; il détourne l’attention. Si vous ressentez des gênes auditives au travail, parlez-en à votre médecin du travail ou le cas échéant à toute autre personne compétente (service des ressources humaines, direction…)