En France, les migraines touchent 7 à 8 millions de personnes et 3 à 4 fois plus de femmes. Elles se manifestent souvent chez les jeunes adultes, 25% des sujets ayant entre 30 et 40 ans.
Les migraines appartiennent aux céphalées primaires, sans cause locale ou lésion. Elles ne sont pas à confondre avec de simples céphalées. Leurs douleurs sont très caractéristiques : elles sont violentes, touchent un côté du crâne et se prolongent plusieurs heures jusqu’à 72 heures. Elles sont souvent accompagnées d’autres manifestations.
Pour faire simple, la migraine, c’est une excitabilité neuronale anormale ! Les coupables : les nerfs et vaisseaux sanguins, situés dans l’une des membranes composant les méninges, appelée la dure-mère. La crise de migraine se déclenche quand les nerfs stimulés produisent des neurotransmetteurs, qui eux-mêmes provoquent la dilatation et l’inflammation des artères et déclenchent les fameuses douleurs.
La prédisposition génétique est l’une des principales causes identifiées de la migraine. Et oui, chez certaines personnes les neurones s’activent plus fort et plus vite !
D’autres facteurs environnementaux peuvent aussi déclencher une crise de migraines, comme :
Il existe deux types de migraine :
Si votre crise de migraine dure au moins 15 jours par mois pendant plus de trois mois, on parle de migraine chronique.
Vous avez souvent mal à la tête ? Il existe plus de 200 types de céphalées. Nous vous aidons à reconnaître les symptômes de la migraine.
Contrairement aux céphalées “classiques”, la migraine évolue par crises récurrentes intenses à modérées, entrecoupées de phases sans douleur. Elle se caractérise par l’un de ses symptômes :
Elle peut s’accompagner de nausées, d’une sensibilité à la lumière (photophobie) et/ou aux sons (phonophobie), de vomissements, d’une grande fatigue ou encore de problèmes de vue (perte partielle, vision floue, points noirs dans le champ de vision…).
La crise de migraine se décompose en trois grandes phases :
C’est votre médecin traitant qui posera le diagnostic et déterminera le type de migraine dont vous souffrez.
Les crises de migraine sont souvent très douloureuses. Même s’il n’existe pas de traitement curatif, certains traitements et médecines douces peuvent soulager les crises.
Votre médecin traitant vous proposera la prise d’antalgiques (paracétamol), d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou de triptans. Si les crises restent fréquentes, un traitement de fond peut être mis en place. Néanmoins, les effets secondaires sont nombreux.
Quelques pratiques de médecine douce et de médecines alternatives ont fait leurs preuves dans la prise en charge de la migraine, comme :
En pleine crise, 6 astuces à mettre en place :
Les crises de migraine sont rarement uniques. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la migraine fait partie des trois premières maladies invalidantes, et est même la première pour les 18-50 ans.
Un migraineux sur quatre juge que la sévérité des crises entraîne un retentissement socioprofessionnel important. Il est conseillé d’en informer son entourage professionnel, voire de faire une demande de reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapés. Vous êtes aussi en droit de demander des aménagements de postes de travail en cas de crise.
Au quotidien aussi, les crises de migraine peuvent entraîner une rupture dans la vie sociale et une incompréhension de l’entourage. Il est important de communiquer sur la maladie qu’est la migraine.
La migraine est un processus neurologique et inflammatoire, dont les crises peuvent être évitées.