Selon l’Inserm, 160.000 personnes seraient traitées en France pour la maladie de Parkinson. On vous dit tout sur cette maladie.
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative progressive, au même titre que la maladie d’Alzheimer. Elle se caractérise par des problèmes moteurs et/ou cognitifs, qui entravent les gestes du quotidien.
Les causes sont encore inconnues et varient d’un malade à un autre. En bref, la maladie entraîne la destruction de certains neurones du cerveau et l’accumulation d’amas protéiques toxiques pour les cellules nerveuses. La cause biologique serait la diminution de la production et de la circulation du messager chimique du cerveau : la dopamine.
La maladie de Parkinson est la source majeure de handicap chez les personnes âgées. En effet, au fil de la maladie, les gestes du quotidien deviennent difficiles.
La maladie de Parkinson touche de plus en plus de personnes. Selon l’Inserm, 25.000 nouveaux cas seraient diagnostiqués par an. Selon la nutrition.fr, 6,3 millions de personnes seraient concernées dans le monde.
La maladie de Parkinson est une maladie sporadique, c’est-à-dire qui affecte n’importe qui de façon isolée. Néanmoins, la recherche a mis en lumière des facteurs de risques.
La maladie de Parkinson survient généralement après 60 ans avec un pic entre 85 et 89 ans. La recherche constate que les hommes sont des sujets plus à risques que les femmes, tout comme les agriculteurs et les personnes vivant dans un milieu rural.
Bonne nouvelle : cela reste assez rare et concerne principalement les jeunes malades de moins de 45 ans. Selon l’Inserm, il existe des antécédents familiaux chez 15% des patients et une origine génétique est trouvée dans 5% des cas. À noter que certains gènes familiaux seraient responsables de causer la maladie de Parkinson, d’autres d’exposer seulement aux risques de la développer.
Ont été identifiés des facteurs de risques environnementaux, comme les expositions :
Paradoxalement, les fumeurs ont un risque plus faible de développer la maladie de Parkinson, même s’ils ne sont pas à l’abri des autres maladies.
La maladie de Parkinson ne se diagnostique pas si facilement. Les symptômes – souvent remarqués quand la maladie est avancée – doivent être observés à la loupe.
Aucun examen sanguin ou d’imagerie ne permet de valider avec certitude si vous êtes atteint ou non de la maladie de Parkinson. Le diagnostic repose sur les symptômes et l’examen clinique. Le diagnostic sera confirmé après plusieurs mois et lorsqu’une évolution est confirmée par le traitement.
Les symptômes principaux de la maladie de Parkinson sont souvent d’ordre moteur. À savoir que vous restez asymptomatiques jusqu’à ce que 50 à 70% des neurones soient détruits.
D’autres symptômes peuvent survenir comme :
La maladie de Parkinson est une maladie progressive qui évolue dans le temps :
L’effet on-off est caractéristique de la maladie de Parkinson. C’est le moment où le traitement, qui fonctionne rapidement au début avec des améliorations fonctionnelles qui se poursuivent de 5 à 7 ans en moyenne jusqu’à une dizaine d’années, doit être ajusté par le médecin :
Le diagnostic est tombé : vous êtes atteints de la maladie de Parkinson. Même si aucun traitement ne permet d’empêcher l’apparition et l’évolution de la maladie, la recherche avance avec des traitements reconnus et d’autres plus expérimentaux.
Votre cerveau manque de dopamine ? Le traitement de référence est de l’apporter par médicament. Face aux complications motrices, la lévodopa ou un autre agoniste dopaminergique comme l’apomorphine peuvent être administrés de façon continue par pompe.
Expérimentée au CHU de Lille, l’injection directe de dopamine dans le cerveau des patients a permis d’observer la quasi-disparition des mouvements involontaires et une diminution de 70% la prise de médicaments oraux.
Ce traitement est réservé aux patients présentant un handicap important. Le but est d’envoyer dans le cerveau des impulsions électriques destinées à restaurer le fonctionnement du réseau neuronal et supprimer les fluctuations motrices et les dyskinésies.
L’apport de dopamine n’empêche pas d’autres symptômes, qui pourront être retardés par :
Les chercheurs développent des traitements pour freiner la progression de la maladie avec entre autres :
Certains aliments pourraient réduire les causes de la maladie de Parkinson, comme :
Certains aliments sont à éviter, comme :
Même si les causes ne sont pas connues à 100%, quelques conseils :