La saison des pollens s’est installées, les allergies aussi !

C’est la période de l’année où les pollens, selon la météo et les régions, déferlent et déclenchent de nombreuses réactions allergiques pour beaucoup d’entre nous : nez qui coule, yeux larmoyants, bronches sifflantes …  25% de la population française souffre d’allergies aux pollens avec près de 18 millions de personnes, dont 10 millions diagnostiqués. 

 

Diagnostique et traitement

 

Le diagnostic est relativement simple à poser, en revanche identifier les allergènes peut être plus complexe. Le médecin allergologue procédera à des tests cutanés dans le but d’identifier les allergènes et ainsi mieux traiter l’allergie et prodiguer des conseils de prévention.

 

Réduire les allergies c’est adopter des mesures d’éviction pour limiter les expositions aux allergènes, les traitements eux soulagent les symptômes en période de crise.

 

Les antihistaminiques ou encore les anti-inflammatoires corticoïdes sont les médicaments généralement prescrit pour soulager les symptômes allergiques. Le seul traitement curatif repose l’immunothérapie spécifique (appelée désensibilisation). Il faut compter sur une durée de traitement de 3 ans où de manière progressive l’allergène sera administré à des doses croissantes.

 

C’est pourquoi il est importance de consulter un allergologue y compris en dehors des périodes allergiques.

 

Certaines manifestations allergiques sont plus graves et nécessitent l’intervention de services d’urgence.
Le poids de l’allergie en terme social augmente d’année en année avec des impacts sur l’efficacité au travail, et l’absentéisme scolaire. La pollution potentialise les réactions allergiques rendant les pollens plus « agressifs ».

 

 

Les mesures préventives de l’allergie aux pollens

 

Prendre son traitement avant l’apparition des symptômes en fonction de la carte de surveillance des pollens publiée par le Réseau national de surveillance aérobiologique.
Éviter les sorties lorsque la météo est venteuse ou orageuse la quantité de pollens dans l’air est maximale.
• S’éloigner et fermer les fenêtres lorsque quelqu’un tond le gazon.
Ne pas dormir la fenêtre ouverte en particulier si le lit est proche de la fenêtre

 

Lors des pics de pollens :

 

Ne pas laisser sécher le linge à l’extérieur
Se brosser ou se rincer les cheveux avant le coucher, en particulier après une promenade dans la nature
Aérer le logement 2 fois par jour 10mn , la matin avant 10h, période où l’air est moins saturé en pollens
Laisser les vitres de voiture ou du logement fermées
Changer de vêtements

 

La même vigilance est recommandée en cas de pollution atmosphérique.

 

En effet, la pollution aux particules et à l’ozone potentialise l’effet de certains allergènes notamment les pollens en suspension dans l’air. Voici quelques conseils à adopter lors des pics de pollution :

 

• Ne pas faire de sport
• Ne pas aérer le logement aux heures de pointe
• En voiture, fermer la ventilation dans un tunnel
• Éventuellement porter un masque qui filtre les particules et les gaz.

 

Les cas d’urgences

 

Les réactions allergiques peuvent être beaucoup plus sévères et relèvent alors des services d’urgence, le pronostic vital peut être engagé. Savoir les reconnaître pour réagir efficacement :

 

Le choc anaphylactique : malaise, fatigue intense, chute de la pression sanguine, accélération du rythme cardiaque, difficultés respiratoires.

L’œdème de Quincke : gonflement de la gorge et du visage, oppression thoracique, difficultés respiratoires.

La crise d’asthme : difficultés respiratoires, bleuissement des lèvres et des ongles, narines dilatées, difficultés à parler et marcher, confusion, perte de connaissance.

En présence de ces symptômes il est impératif de contacter immédiatement le 15, il s’agit d’une urgence vitale !

 

Sources :
https://www.asthme-allergies.info/
www.ameli-sante.fr
www.assurance-prevention.fr/allergie-diagnostic-traitement.html
https://lifyair.com/cout-des-allergies-aux-pollens/#page-content

Rédacteur : Barbara TOP BUTEZ, responsable service prévention