Selon l’usage et la personnalité de chaque utilisateur, les réseaux sociaux sont plus ou moins bénéfiques. Un mésusage peut, cependant, avoir des répercussions sur le plan physique comme mental.
L’utilisation des réseaux sociaux peut sembler tout à fait banale et anodine. La plupart des jeunes utilisateurs ont d’ailleurs un bon rapport avec les réseaux sociaux, qui sont pour eux un espace dans lequel ils peuvent s’exprimer voire développer leur créativité.
Certains de ces canaux de communication sont spécifiquement conçus pour les jeunes et répondent à leurs besoins d’autonomie, d’émancipation ou encore d’individualisation. Les réseaux sociaux leur permettent de développer leurs relations sociales, d’échanger entre amis ou encore de trouver certaines réponses au sein d’une communauté qui leur ressemble. Bref, les réseaux sociaux ont tout pour plaire aux jeunes, tant qu’ils ne nuisent pas à leur intégrité physique et mentale.
Cependant, à forte dose, les réseaux sociaux peuvent engendrer une forme d’addiction, une dépendance qui est la plupart du temps nocive pour les jeunes. Cette addiction provoque des comportements qui peuvent nuire à la bonne santé physique des utilisateurs.
En effet, les impacts directs de la cyberdépendance ne sont pas à négliger chez les jeunes adultes et les enfants, qui ont besoin de bonnes habitudes pour devenir des adultes en bonne santé, équilibrés et épanouis.
Un mauvais usage des plateformes numériques peut avoir en premier lieu des effets néfastes sur leur santé physique.
Ce n’est pas Facebook qui est le réseau le plus utilisé chez les jeunes car d’autres plateformes plus interactives, plus visuelles lui ont emboîté le pas. Lorsque l’utilisateur est dépendant d’Instagram, Snapchat, Discord ou encore TikTok, il encourt des risques pour sa santé mentale.
Plusieurs sondages ont été réalisés concernant l’usage des réseaux sociaux chez les enfants et les adolescents. D’après une étude menée par Diplomeo en 2021, c’est Instagram qui remporte le haut du podium chez les 16-25 ans, suivi de SnapChat. Aussi, 58 % des jeunes interrogés âgés de 16 à 18 ans utilisent le réseau social TikTok, qui connaît un véritable engouement depuis les premiers confinements.
Une autre enquête, le très attendu rapport de l’agence Heaven, révèle que 89% des jeunes âgés de 14 ans sont inscrits sur un réseau social. Ils sont surtout friands de YouTube (pour 51,5%), Snapchat (pour 51%) puis surfent également sur Instagram ou TikTok. Plus les utilisateurs sont jeunes, et plus ils utilisent les réseaux sociaux pour regarder des vidéos… plus ils « mûrissent », et plus les réseaux sont leurs lieux d’échanges en communautés.
Le Blog du modérateur souligne ainsi que cette ainsi nommée génération Z se retrouve sur les réseaux sociaux pour jouer, pour trouver de l’information, pour travailler, ou simplement pour partager leur vie quotidienne.
Certains experts et études ont déjà tenté de démontrer les effets néfastes des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes, qui peuvent parfois être plus vulnérables.
En particulier, l’impact sur l’estime de soi, notamment parce que les utilisateurs ont tendance à comparer leur propre vie à celles qui sont affichées sur les réseaux sociaux. Ils ne prennent pas systématiquement en considération que la vie des autres est bien souvent embellie sur les réseaux. Ce phénomène peut entraîner une baisse de moral, voire une déprime chez la personne qui se compare. On assiste heureusement, en réaction, à des mouvements de « refus » de ces vies embellies sous les hashtags #reallife ou encore #nofilter.
D’autres spécialistes s’accordent à dire que ce ne sont pas les réseaux sociaux qui sont à l’origine des problèmes psychologiques. Néanmoins, certaines plateformes de communication peuvent accentuer des troubles qui existent déjà.
Tout parent est responsable de son enfant. C’est à lui de l’accompagner vers une bonne utilisation des réseaux sociaux afin de le préserver, mais aussi de préserver les autres.
Ce n’est pas sans raison que la création d’un compte sur un réseau social est, en théorie, interdite aux enfants de moins de 13 ans. Certains contenus inadaptés peuvent être affichés par hasard et les choquer. Il faut donc que les parents soient conscients de ce phénomène, car d’un point de vue pénal, ce sont eux qui sont responsables de leur enfant jusqu’à sa majorité. Même si beaucoup de jeunes contournent cette limite d’âge en trichant sur leur date de naissance.
Divers sondages réalisés en 2021 s’accordent pour dire que la moitié des jeunes discutent des réseaux sociaux avec leurs parents et la moitié d’entre eux sont “amis” sur Facebook avec leurs parents. Or, il apparaît plus judicieux de communiquer avec son enfant plutôt que de le surveiller à travers une plateforme. Il faut essayer de lui faire prendre conscience de l’impact de ses publications et lui notifier les limites que comportent les réseaux sociaux, notamment le respect de la vie privée et de l’intimité ou encore la sur-consommation.
Interdire l’utilisation des réseaux sociaux aux enfants paraît utopique. Il est préférable de ne pas attendre et d’aborder le sujet au préalable, surtout avant l’âge de 13 ans, lorsque les enfants commencent à s’intéresser aux réseaux sociaux. Il convient alors de les initier aux bonnes pratiques de conduite en ligne, que ce soit pour le protéger des éventuels méfaits d’Internet sur eux, ou protéger leurs camarades d’une éventuelle réaction de leur part qui pourrait avoir un impact négatif.
Les réseaux sociaux, correctement utilisés et avec modération, ne sont pas forcément néfastes pour la santé physique et mentale d’un enfant. Ils peuvent, au contraire, les aider à s’affirmer, à se sociabiliser ou à échanger avec d’autres personnes. Il s’agit bien d’un nouveau mode de communication, qui a pour but originel de connecter les personnes entre elles, où qu’elles soient. Ce qui est plutôt positif, dans une utilisation normale.
Prévenir les risques est possible. C’est également le rôle des adultes d’accompagner les enfants à vivre et à grandir avec les réseaux sociaux et à leur apprendre à bien les utiliser.