Voyons comment notre corps répond aux attaques des agents pathogènes via l’inflammation et quelles en sont les répercussions…
L’inflammation est une réaction naturelle du corps aux infections, aux blessures et aux dommages tissulaires. Elle survient lorsque le corps se défend. S’il est attaqué par des agents pathogènes, l’organisme libère des molécules inflammatoires (appelés cytokines pro-inflammatoires). Leur rôle est de contrer les éléments nocifs, mais aussi de réparer les tissus endommagés. On parle de réactions inflammatoires, qui, malheureusement, peuvent perdurer…
En effet, lorsque l’inflammation persiste, elle peut se transformer en maladie chronique. Le système immunitaire est alors affaibli, rendant l’organisme plus vulnérable aux infections et aux maladies. La santé articulaire, digestive et cardiovasculaire est potentiellement affectée. Si l’inflammation n’est pas traitée, plusieurs troubles et pathologies peuvent être engendrés comme :
Bon à savoir : selon la revue de Cairn, des troubles mentaux et psychiques seraient liés aux maladies inflammatoires chroniques. On parle bien de “théorie inflammatoire” incluant la dépression comme une comorbidité fréquente.
Comme dit en introduction, la nutrition joue un rôle important. Pour préserver sa santé et améliorer son bien-être physique, certains aliments sont clés. Parmi ceux aux vertus anti-inflammatoires, on retrouve les :
Les aliments riches en antioxydants (agrumes), en lycopène (tomates) et en anthocyanines (cerises) ont également des propriétés anti-inflammatoires.
A contrario, les aliments trop gras et trop sucrés sont à éviter ! Les produits ultra-transformés ne sont pas recommandés tout comme les sodas, même sans sucre. Évitez également les aliments à indice glycémique élevé (céréales blanches), les acides gras (oméga 6) ou encore les viandes rouges.
N.B. Les étiquettes nutritionnelles vous guideront pour confectionner des menus équilibrés et sains pour votre organisme !
Voici la définition et la composition des compléments alimentaires les plus utilisés pour réduire les douleurs inflammatoires (mais pas seulement).
À proprement parler, c’est une denrée. Sous forme de concentré, elle s’additionne à une alimentation équilibrée pour bénéficier d’un gain nutritionnel supplémentaire. Les compléments alimentaires se déclinent en comprimés, capsules, gélules, poudre ou sous forme liquide.
En consommer pallie un manque pour l’organisme (carence) ou en cas de besoin particulier (grossesse, ménopause, sport de haut niveau…). Ici, pour réduire l’inflammation et atténuer une gêne physique si un déséquilibre physiologique est ressenti.
Enfin, ils peuvent être utilisés à titre préventif et/ou curatif. Retenez que l’accompagnement d’un professionnel de santé est conseillé avant d’en consommer pour un parcours de soins adapté et encadré.
C’est un procédé complexe. Les mécanismes d’action se traduisent par les voies biochimiques. En ingérant certains nutriments, ils agissent sur les organes et sources du métabolisme. La curcumine agit par exemple sur les molécules impliquées dans l’inflammation tandis que le resvératrol sur le microbiote intestinal.
Via ces mécanismes d’action divers, il est possible de prévenir et soulager les douleurs inflammatoires de manière globale. Qu’elles soient articulaires ou intestinales pour, par exemple, prévenir et soigner l’hyperméabilité intestinale. Encore une fois, les compléments sont des suppléments.
Consommées en complément alimentaire ou bien sous leur forme originelle, voici les épices préconisées pour soulager certains maux :
Remarque: les huiles essentielles aux vertus anti-inflammatoires comme le laurier et la camomille constituent aussi une alternative. Encore une fois, demandez conseil à un professionnel de santé.
Quels sont les éventuels effets secondaires ou risques associés à l’utilisation des compléments alimentaires ?
Les compléments alimentaires permettent de booster naturellement son système immunitaire mais pas de se soigner. Ils ne peuvent pas remplacer un traitement médicamenteux en cas de douleurs et/ou de pathologie avérée. Ce sont des alternatives pour la gestion des douleurs et non un traitement. Posez-vous toujours la question “en ai-je réellement besoin ?”. En plus du suivi médical, une alimentation variée couplée au sport reste la meilleure des médecines naturelles…
Les compléments alimentaires ne sont pas des produits anodins.
Le curcuma (et la curcumine) a par exemple fait l’objet d’un rapport ANSES de nutrivigilance pour ces effets nocifs. Plusieurs cas d’hépatites ont été recensés en Italie ainsi que plus de 100 signalements d’effets indésirables en France.
La curcumine a des effets décuplés lorsqu’elle est associée à la pipérine pour améliorer sa biodisponibilité, soit l’assimilation par le corps. Pour résumer, associez le poivre avec du curcuma et un corps gras.
Les laboratoires n’ont pas pris en compte ce paramètre (ou n’ont pas voulu). Malgré la dose journalière admissible de 153 mg pour un adulte de 60 kg, une intoxication peut vite arriver. Enfin, il n’est pas recommandé aux personnes souffrant de pathologies des voies biliaires d’en consommer. En effet, la curcumine stimule la production de bile au niveau de la vésicule connectée au foie.
Bon à retenir : en cas de doutes, notamment concernant une interaction avec un traitement médicamenteux, il est nécessaire d’interroger un professionnel de santé.
Quelles sont les recommandations pour l’utilisation sûre et efficace des compléments alimentaires dans la gestion des douleurs inflammatoires ?
Attention, beaucoup de marketing et de promesses se cachent derrière les compléments alimentaires. Pour en choisir de qualité, référez-vous aux recommandations de l’ANSES et vérifiez que les étiquettes européennes contiennent des labels de confiance (ISO 22000, Ecocert…).
Par ailleurs, vous trouverez sur le site du gouvernement la liste des ingrédients autorisés pour la fabrication des compléments alimentaires. Remarquez-vous certaines étiquettes indiquant “Maca du Pérou” ? Méfiez-vous.
Une cure dure généralement entre 1 et 4 mois. Pour chaque complément alimentaire, la posologie est indiquée sur l’étiquette tout comme les potentiels risques (surdosage, association médicamenteuse, antécédents…).
L’emballage peut, certes, mentionner les bienfaits sur la santé induits par sa consommation, mais ne peut pas revendiquer plus. Sa capacité à prévenir ou à traiter une maladie n’est pas autorisée. N’oubliez pas le marketing…
Le suivi par un professionnel de santé est fortement conseillé pour vous orienter dans cette démarche, mais pas seulement. Il pourra suivre l’évolution de votre état et ajuster les traitements si besoin. Pour vous soigner efficacement, le parcours de soins doit être complet. Avis médical, hygiène de vie, alimentation équilibrée et activités adaptées restent les meilleurs remèdes.
Les compléments alimentaires peuvent aider à réduire les douleurs inflammatoires en agissant sur différents mécanismes biologiques. Bien qu’ils constituent une option efficace, il est essentiel de consulter un professionnel de la santé avant de les utiliser. Comme leur nom l’indique : ils ne sont que des compléments aux traitements !